En voie Générale et technologique, vous passez un grand oral à la fin de votre année de terminale. Cette épreuve fait partie des 5 épreuves finales du bac (60% de la note finale) et compte avec un coefficient 10 en voie générale ou 14 en voie technologique. Cette épreuve dure 40 minutes : 20 minutes de préparation + 20 minutes d’oral. On vous explique tout en détail ici.


1 – Présentation de l’épreuve

Le « Grand oral » est une épreuve du baccalauréat qui a lieu à la fin de l’année de terminale. Elle concerne aussi bien les élèves de la voie générale que de la voie technologique.

L’épreuve de « Grand oral » a été conçue pour permettre à chaque candidat d’apprendre à s’exprimer en public. Savoir expliquer clairement son propos, se sentir à l’aise pour parler en public, disposer de techniques pour gérer son stress, savoir argumenter, échanger avec pertinence avec son auditoire, reformuler sa pensée lorsque cela est nécessaire : toutes ces compétences mises en œuvre lors de l’épreuve sont indispensables pour la poursuite d’études supérieures mais aussi tout au long d’une carrière professionnelle et d’un parcours personnel.

Le jour de l’épreuve, le jury observera plus particulièrement certains aspects de la prestation des candidats. Il faut donc se préparer en centrant son entraînement sur ces attendus du jury, à savoir :

– La qualité de sa prestation orale, c’est-à-dire sa capacité à capter l’attention, soutenir un discours, etc…

– La qualité de sa prise de parole en continu, c’est-à-dire sa gestion du temps, la ponctuation du discours, etc…

– La qualité de ses connaissances.

– La qualité de son interaction avec les membres du jury, c’est-à-dire sa capacité à réagir à une interrogation, à la reformuler, à prendre l’initiative dans l’échange, etc…

– La qualité et la construction de son argumentation et de sa démonstration.

L’épreuve dure 20 minutes pour le baccalauréat général comme pour le baccalauréat technologique. Elle est précédée d’un temps de préparation de 20 minutes.

L’épreuve nécessite d’abord, pendant l’année, de définir deux questions adossées sur les deux enseignements de spécialité, et de préparer une réponse argumentée à ces deux questions.

Dans la voie générale, les questions portent sur les enseignements de spécialité suivis en terminale.
Dans la voie technologique, elles s’adossent à l’enseignement de spécialité dans lequel une étude approfondie ou un projet, a été mené.

Le jour de l’épreuve , la démarche consiste à remettre au jury, sur une feuille signée par ses professeurs de spécialité, l’énoncé des deux questions. Le jury en choisit une. Le candidat dispose de 20 minutes pour préparer sa présentation.

Cette présentation dure ensuite 5 minutes, pendant lesquelles le candidat expose les motivations qui l’ont conduit à choisir cette question, puis présente la réponse qu’il a élaborée.

A l’issue de ces 5 premières minutes, le candidat et le jury échangent durant 10 minutes. A cette occasion, le jury amène le candidat à préciser et approfondir sa pensée. C’est une opportunité à saisir, pour apporter des compléments à son propos, et montrer sa capacité à écouter, dialoguer, expliciter et argumenter. Enfin, pendant les 5 dernières minutes de l’épreuve, le candidat décrit son projet d’orientation, puis échange avec le jury sur ce projet.

Pour les candidats de la voie générale le coefficient du grand oral est de 10 (sur 100).
Pour les candidats de la voie technologique le coefficient du grand oral est de 14 (sur 100).

Ces coefficients illustrent l’importance de l’épreuve, qui permet aux candidats d’être évalués sur des compétences particulièrement utiles pour la suite de leurs cursus.

Pour le baccalauréat technologique, cette épreuve est d’autant plus centrale qu’elle permet aux candidats de présenter la démarche qu’ils ont adoptée pour construire et développer leur projet, d’expliciter les motivations personnelles qui les ont conduits à le choisir et de faire part de la réalisation de ce projet. Ceci explique que le coefficient du grand oral est plus fort que pour le baccalauréat général.

L’épreuve se déroule dans un lycée de l’académie, qui devient un « centre d’examen » à l’occasion du baccalauréat. Certains candidats peuvent ainsi passer l’épreuve dans leur propre lycée. En revanche, ils ne seront jamais interrogés par les enseignants qu’il ont eus durant l’année scolaire.


2 – Préparation de l’épreuve

Les professeurs d’enseignements de spécialité ont vocation à prendre une part importante dans la préparation de l’épreuve du Grand oral, notamment pour vous aider dans le choix des questions que vous présenterez au jury, ainsi que pour vous accompagner dans l’appropriation de celles-ci et dans la construction de la réponse à y apporter.
De manière générale, tous les enseignements du cycle terminal doivent vous permettre de préparer cette épreuve, par la pratique de l’oral en classe selon des modalités propres à chaque enseignement.

Dès la classe de première, il est utile de commencer à réfléchir aux questions qui seront présentées au jury l’année suivante.
Cette réflexion se poursuit et se précise en classe de terminale. Tout au long du cycle terminal, des entrainements permettent de développer sa pratique de l’oral.

A la fin de la classe de terminale, la période qui suit les épreuves terminales dans les enseignements de spécialité est un temps privilégié pour parachever cette préparation.

Pour le baccalauréat général, les questions problématisées doivent être en lien avec les programmes du cycle terminal des deux enseignements de spécialité que vous suivez en Terminale. Elles peuvent soit être transversales aux programmes de ces deux enseignements de spécialité, soit porter sur un point précis du programme de l’enseignement choisi.

Dans la voie technologique, les questions s’appuient sur l’enseignement de spécialité dans lequel les programmes du cycle terminal prévoient la réalisation d’une étude approfondie, ou d’un projet. Elles sont donc prioritairement adossées au projet technologique réalisé par l’élève.

Pour le baccalauréat général, les deux enseignements de spécialité doivent être mobilisés au travers des questions choisies. Ainsi les candidats ont la possibilité :
– Soit de présenter deux questions s’adossant chacune à un enseignement de spécialité différent
– Soit de présenter une question s’adossant à un enseignement de spécialité et une question transversale aux deux enseignements de spécialités
– Soit de présenter deux questions transversales aux deux enseignements de spécialité

Par exemple, un candidat qui suit les enseignements de spécialité de « sciences économiques et sociales (SES) » et de « sciences de la vie et de la Terre (SVT) » pourra :
– Soit présenter une question portant sur les SES et une sur les SVT
– Soit présenter une question portant sur les SVT et une question transversale portant à la fois sur les SES et les SVT
– Soit présenter une question portant sur les SES et une question transversales portant à la fois sur les SES et les SVT
– Soit présenter deux questions transversales s’adossant chacune, à la fois aux SES et aux SVT

Les questions doivent être construites sur la base d’une réflexion personnelle. Vous serez amené, le jour de l’épreuve, à expliquer pourquoi vous avez choisi de préparer la question retenue par le jury.

Cette réflexion va nécessiter de votre part un travail de maturation afin de parvenir à une version définitive. Ce travail est progressif, tout au long du cycle terminal et particulièrement en classe de terminale.

Il est accompagné par les enseignants de spécialité, en classes de première et de terminale.

La troisième partie du « Grand oral » permet aux candidats de présenter leur projet d’orientation.

Les heures d’accompagnement au choix de l’orientation sont des moments privilégiés pour mûrir ce projet de poursuite d’études, voire d’insertion professionnelle, et parvenir à définir et présenter les différentes étapes qui ont conduit à faire ce choix.

Chaque candidat doit se saisir de cette occasion pour se préparer efficacement à parler de ses projets d’études et de ses motivations.

Quel que soit l’enseignant en charge de l’accompagnement au choix de l’orientation, vous pouvez bénéficier de son aide pour construire votre réflexion. En effet, votre projet d’orientation est nourri par vos choix de parcours (dont les enseignements de spécialité font partie), mais il ne s’appuie pas particulièrement sur les connaissances du programme de ces enseignements.

Il se construit plus largement, au vu de vos compétences, aptitudes et appétences. Il nécessite de faire le lien entre les enseignements proposés au lycée et les formations de l’enseignement supérieur.

Il implique aussi de se projeter sur des possibilités de parcours professionnels. L’accompagnement proposé dans le cadre des heures dédiées à l’orientation constitue un moment privilégié pour formaliser et préciser son projet.

Les questions peuvent être travaillées, durant l’année, seul ou en petits groupes. Vous pouvez donc être plusieurs à présenter les mêmes questions au jury de l’épreuve. La réponse à la question est, quant à elle, strictement individuelle et différente pour chacun car elle doit notamment présenter les raisons qui vous ont conduit à votre choix de question et de réponse.

Par exemple, deux élèves peuvent choisir de travailler sur le thème de l’histoire de la médecine. Cependant, le premier élève a souhaité étudier ce sujet car il s’intéresse à l’évolution des pratiques médicales au travers des âges, et le second élève car il est passionné par la vie et l’œuvre d’Hippocrate.

La question traitée au cours de l’épreuve peut ou non éclairer votre projet d’orientation. Vous devez montrer au jury votre capacité à exprimer vos motivations, votre réflexion personnelle, à montrer votre curiosité intellectuelle et à exposer la progression de votre réflexion.

Vous ne serez pas pénalisé si la question traitée ne correspond pas à votre projet d’orientation mais le jury pourra éventuellement vous demander d’expliquer des divergences entre les questions proposées, les spécialités suivies et les projets d’orientation.

L’important sera alors de proposer une réponse qui atteste d’une réflexion personnelle, et d’une maturation de projet.

Il faut avant tout choisir une tenue dans laquelle on se sent confortable, afin de rester naturel. Le costume ou le tailleur ne sont en rien obligatoires.

Pour autant, il convient d’éviter de revêtir une tenue négligée. L’objectif est de donner la meilleure image de soi à des évaluateurs, tout en se sentant suffisamment à l’aise dans ce qu’on porte.

Le jour de l’épreuve, il faut avoir sur soi trois documents :
– Votre convocation
– Votre pièce d’identité
– Votre feuille signée par vos professeurs sur laquelle sont inscrites vos questions.


3 – Déroulement de l’épreuve

1️⃣ Premier temps

Vous vous exprimez durant 5 minutes sans notes et debout, sauf cas d’aménagements spécifiques, sur la question sélectionnée par le jury. Vous exposez les motivations qui vous ont conduit au choix de la question, présente la question puis y répondez.
En voie générale, si la question porte sur l’enseignement de spécialité « Langues, littératures et cultures étrangères et régionales » (LLCER), la présentation peut, en partie, être réalisée dans la langue vivante concernée.

2️⃣ Deuxième temps

L’échange fait écho à votre présentation et vous invite à approfondir votre réflexion. Si l’enseignement de spécialité d’appui est LLCER, cet échange peut être réalisé, en partie, dans la langue vivante concernée

3️⃣ Troisième temps

Ce temps fait le lien entre entre la question que vous avez traitée et votre choix d’orientation. Vous y présentez la réflexion que vous avez fait mûrir durant le cycle terminal sur votre parcours post-baccalauréat et votre insertion professionnelle. Cette partie est en français uniquement.

La première chose à faire lorsqu’on entre dans la salle est de saluer les membres du jury. Cela peut paraître évident mais avec le stress le jour de l’examen, on peut oublier. Or c’est un moment important, tant pour le jury que pour soi-même.

Dire bonjour calmement, en souriant, peut aider aussi à se sentir à l’aise. On remet ensuite au jury la feuille signée par ses professeurs sur laquelle sont inscrites les questions puis on attend que le jury choisisse la question qu’on devra présenter.

Lorsque les membres du jury ont indiqué la question sélectionnée, on peut alors s’installer et démarrer sa préparation qui dure 20 minutes.

La préparation n’a toutefois pas toujours lieu dans la même salle que celle où se déroule l’épreuve.

Le temps de préparation vous permet de vous mettre dans les conditions de l’épreuve.

Vous pouvez ainsi préparer la structuration de votre argumentation, organiser votre propos et réaliser une production écrite si vous le souhaitez. Cette production est à remettre au jury au début de l’épreuve mais elle n’est pas évaluée.

Le candidat s’exprime sans notes tout au long de l’épreuve. Il ne peut ni s’appuyer sur un support numérique ni présenter une réalisation qu’il aurait préparée durant l’année.
Pendant le temps de préparation (20 minutes), le candidat peut, s’il le souhaite, réaliser un support pour accompagner sa prise de parole. S’il choisit cette option, il doit remettre ce support au jury. Ce support n’est pas évalué ; il ne sert qu’à appuyer le propos du candidat, si celui-ci le juge nécessaire. Lors du 2ème temps de l’épreuve, le candidat peut par ailleurs recourir à un support pour éclairer ses réponses aux questions du jury.

La première partie et la troisième partie de l’épreuve se déroulent sans support. Le candidat peut être autorisé à utiliser du matériel uniquement dans le 2ème temps de l’épreuve, dès lors que cela n’altère pas la qualité de sa prestation orale.
Il ne peut pas disposer du support écrit qu’il a conçu pendant le temps de préparation (il le remet au jury au début de l’épreuve), mais peut utiliser le matériel à disposition dans la salle (tableau …), si cela constitue une aide à sa prise de parole mais doit veiller à donner toute la priorité à son interaction avec le jury. Les questions posées par le jury ne sont pas écrites et ne peuvent donner lieu à des réponses formulées intégralement à l’écrit.

👌 Oui.

Durant le temps d’échange avec le jury, vous pouvez être interrogé sur l’ensemble du programme du cycle terminale. Mais cette partie de l’épreuve doit aussi évaluer les capacités argumentatives du candidat, il s’agit donc d’un entretien avec le candidat et non d’une interrogation de connaissances.

Cet entretien est mené en réaction à la présentation que le candidat a faite lors de la première partie de l’épreuve

Selon la composition du jury et de la question présentée durant la première partie, vos deux enseignements de spécialité peuvent être mobilisés lors de la deuxième partie.

👌 Oui.

Les candidats à besoins particuliers – notamment les candidats en situation de handicap – peuvent bénéficier d’aménagements (majoration du temps de préparation ou d’épreuve, aides techniques, interprète en langue des signes, etc.) tels que mentionnés en annexe de la note de service définissant l’épreuve. Ces aménagements sont intégrés pendant la préparation de l’épreuve pendant l’année et sont connus du jury.

Le jury dispose, pour évaluer les candidats, d’une grille d’évaluation indicative proposée dans les notes de service définissant l’épreuve.
Il adapte cette grille en fonction des besoins éducatifs particuliers des candidats.

Ainsi, les attendus du jury sont effectivement souples et tiennent compte de la situation de chaque candidat. Dans tous les cas, vous serez interrogés avec bienveillance et le dialogue aura vocation à vous permettre de présenter votre propos, dans le respect de vos compétences spécifiques.

Par exemple, si un candidat présente des troubles du langage oral, les examinateurs ne prendront pas en compte la qualité de la prestation orale dans leur évaluation.

Au cours de la première partie de l’épreuve, vous pouvez choisir de vous exprimer, pendant un temps, dans la langue étrangère ou régionale de votre spécialité.

Toutefois, si vous faites ce choix, vous ne pouvez pas faire l’intégralité de votre présentation en langue étrangère ou régionale.

Pour la deuxième partie, le jury intervient, s’il le souhaite, en langue étrangère en cohérence avec votre présentation.


4 – Composition du jury

Le jury est composé de deux examinateurs. L’un est nécessairement enseignant de la spécialité à laquelle s’adosse la question qui a été retenue par le jury.
L’autre examinateur peut être un professeur de toute discipline, y compris un professeur documentaliste.

Les examinateurs ne peuvent pas être vos enseignants. Ils sont choisis parmi les correcteurs et examinateurs de l’académie au baccalauréat.

Cet examinateur est particulièrement attentif à l’évaluation des compétences orales transversales (par exemple la qualité de votre interaction avec les membres du jury) et vous permet notamment, par ses questions, de préciser des éléments de votre présentation et d’approfondir votre pensée.

Dans le cas d’une question liée à l’enseignement de spécialité LLCER, les parties en langue de la spécialité doivent être limitées pour permettre à cet enseignant d’intervenir dans les échanges.

Vous ne serez pas pas informé de la composition du jury.
Vous saurez seulement qu’au moins l’un des deux membres du jury enseigne dans une des spécialités sur lesquelles repose les questions qui font l’objet de l’épreuve.
Votre propos doit donc être construit pour s’adresser à la fois à un spécialiste du sujet traité et, potentiellement, à un interlocuteur non spécialiste de la question. La qualité de la présentation réside notamment dans cette capacité à reformuler les passages un peu techniques, à expliciter et expliquer simplement votre pensée, si nécessaire.

💡 5 CONSEILS POUR LE GRAND ORAL

  • Je prépare l’épreuve :
  • Déroulement, objectifs, jury… Je sais ce qui m’attend et ce que l’on attend de moi.

  • Je travaille mes sujets :
    Je choisis mes questions, ma présentation
    Je mémorise l’essentiel de ma présentation
    Je précise mon projet d’avenir.

  • Je prépare l’échange avec le jury :
    J’anticipe les questions possibles en préparant mes réponses
    J’apprends à gérer le silence entre les phrases
    J’anticipe les moments où je ne saurai pas répondre en prévoyant comment réagir.

  • Je me prépare physiquement et mentalement :
    J’apprends à gérer mon stress et ma concentration avec des exercices de respiration
    Je trouve la bonne posture
    Je prends conscience de ma gestuelle et je la maîtrise
    Je rends mon propos vivant.

  • Je m’entraîne :
    Seul et/ou avec les autres, j’apprends à gérer mon temps
    Je prends conscience de mes qualités et de mes limites
    Je m’appuie sur mon expérience pour progresser et construire un projet
    Je m’habitue à faire l’exercice devant le regard des autres
    J’accepte la critique pour progresser.


Pour approfondir

Les conseils de Lumni pour préparer le Grand Oral :